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Il
s'en vont loin de la terre
Où l'étable vit le jour
De son père et de sa mère
Qu'il reste le constant amour!
Qu'il grandisse et qu'il prospère
Et qu'il soit bon père à son tour.
Oncques si, chez l'idolâtre
Il vient à sentir le malheur
Fuyant la terre marâtre,
Chez nous, qu'il revienne au bonheur!
Que la pauvreté du pâtre
Reste toujours chère à son coeur!
Cher enfant, Dieu te bénisse!
Dieu vous bénisse, heureux époux!
Que jamais de l'injustice
Vous puissiez sentir les coups!
Qu'un bon ange vous avertisse
Des dangers planant sur vous!
Hector Berlioz
(1803-1869)
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